Archives Mensuelles: décembre 2011

Virginie Munter : Je m’attends à ce que le député élu reflète une image plus proche de la réalité des français de l’étranger

Virginie Munter fait partie de ces Français qui ne sont pas engagés dans les associations françaises du Québec. Mais son expérience n’en est pas moins riche : diplômée en France et au Québec, polyglotte, conseillère clientèle à l’Association Québécoise des Technologies (AQT), présidente du comité communication de l’Institut de Médiation et d’Arbitrage du Québec, elle est une femme active qui sait ce qu’elle veut.

Question 1 : 

Virginie, vous êtes installée au Québec depuis plus de 5 ans maintenant (dis moi si je me trompe) et vous ne faites pas partie de ces Français actifs dans le milieu associatif français de Montréal. Pourquoi ?

Virginie Munter : 

Effectivement, c’est par choix que j’ai choisi de m’écarter de la communauté française depuis mon arrivée au Québec. Je suis issue d’une famille d’origine espagnole qui a fui la dictature de Franco pour venir s’installer en banlieue nord de Paris dans les années 50. En organisant ma venue au Québec, je me suis beaucoup inspirée du vécu de mes grands-parents pour me garantir autant de succès qu’eux. Il se trouve qu’ils avaient été interviewés dans un ouvrage « La Petite Espagne de la Plaine St-Denis 1900-1980 » de Natacha Lillo. Ce livre m’a fait comprendre à quel point mes grands-parents étaient exclusivement centrés autour d’une communauté entièrement composée d’espagnols immigrés. J’ai eu l’opportunité de me partager étant petite entre mes deux cultures mais ce que j’observe c’est que mes grands-parents n’ont jamais bien maîtrisé le français et n’étaient pas intégrés dans la société française. En arrivant au Québec, je me suis tout de suite rapprochée de ma société d’accueil pour éviter de commettre un écueil qui, à mon sens, aurait compromis mon installation. Ce rapprochement passait par du bénévolat, un retour aux études et un logement dans des quartiers typiques de Montréal.

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Partis, parti pris et partisanerie

Il y a deux types d’élections où la partisanerie devient presqu’un gros mot d’une vulgarité telle que beaucoup de candidats n’osent même plus le prononcer. Etrangement, il s’agit de deux élections complètement différentes, aux antipodes l’une de l’autre : la présidentielle, nationale, et les municipales, locales.

Ce sont pendant les municipales qu’on voit souvent apparaître des listes d’union, des listes Vivre ensemble, où les logos des partis ne sont pas forcément visibles. A l’autre bout du spectre électoral, se trouvent les présidentielles, la grand-messe des élections depuis l’avènement de la Vème République. Là aussi, on sent que les candidats prennent de la distance avec les partis politiques. Il ne faut pas se compromettre avec les querelles intestines, être au-dessus de la mêlé pour ne pas être le président d’un parti, mais bien incarner le président de tous les Français.

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Dominique Smiley : on peut très bien être intégré et avoir un esprit communautaire.

Dominique Smiley est une Française du Québec très active dans le milieu associatif français de Montréal : ancienne membre du CA de l’Union française où elle a su insuffler son dynamisme au bar local, actuellement membre du mouvement citoyen Ici pour demain.

Question 1 : 

Dominique, vous avez été active au sein de l’Union française et dans d’autres espaces français (Ici pour demain ?). Qu’est-ce qui a été à l’origine de ce retour aux sources, vers les autres Français de Montréal ?

Dominique Smiley : 

Environ 1 an et demi après mon installation j’ai ressenti un coup de nostalgie, je me sentais seule et j’ai eu envie de rencontrer des français installés ici – une opportunité de rejoindre comme membre l’UF a été le premier pas. J’y ai exercé des responsabilités comme membre du CA et je me suis rendue compte que les français se sentant un peu perdu étaient plus nombreux qu on pensait.  Je les aidés et orientés au mieux de ce qui était en mon pouvoir. J’y ai fait des rencontres superbes et les choses se sont enchainées naturellement. Aujourd hui je m investis dans Ici pour demain.

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