Interview de Julien Balkany, candidat aux Législatives 2012 : La confiance des électeurs ne se décrète pas par les décisions d’un parti – elle se conquiert!

Julien Balkany est candidat sans étiquette aux élections législatives de juin 2012 dans la première circonscription des Français de l’Etranger. Il se place tout de même à droite comme alternative au candidat officiel de l’UMP, M. Lefebvre.  M. Balkany a bien voulu répondre à nos questions…

QC2012 : M. Balkany, on parle beaucoup de vous, vous êtes très actif sur le terrain et vos soutiens sont très présents sur le web et des groupes Facebook. Plus récemment, vous avez également su rallier Franck Bondrille, un autre membre de l’UMP refusant la candidature de M. Lefebvre. Alors qu’on aurait pu pensé que vous étiez le black horse de la droite, vous vous imposez de plus en plus comme le principal candidat de cette tendance politique. Selon vous à quoi est dû votre succès ?
Julien Balkany : Depuis plusieurs mois, je mène une campagne de proximité et de terrain, en allant à la rencontre du plus grand nombre de Français vivant, comme moi, en Amérique du Nord. Au cours de la quarantaine de déplacements que j’ai effectué partout au Canada et aux Etats-Unis dans le cadre de cette campagne, s’est forgée mon intime conviction que seul un candidat qui connaît et partage au quotidien les préoccupations de nos compatriotes des États-Unis et du Canada pourra les représenter efficacement et à plein-temps à l’Assemblée Nationale.
Je constate une vraie dynamique qui s’accélère partout autour de ma candidature. Le soutien de Franck Bondrille, qui est un homme que j’estime beaucoup et qui compte énormément pour la communauté française de Floride, s’inscrit dans cette dynamique : je suis honoré qu’il ait décidé, en toute liberté, de rallier ma candidature. Il sera un soutien de poids dans cette campagne et il y trouvera toute sa place.
Finalement, je crois fermement que seul le candidat le plus accessible et disponible, le plus sincère et le plus déterminé, emportera cette nouvelle élection. La confiance des électeurs ne se décrète pas par les décisions d’un parti – elle se conquiert!
QC2012 : D’un autre côté, si vous vous rattachez à ce qui était il y a encore peu la majorité présidentielle, l’UMP, vous vous présentez tout de même contre un candidat officiel, désigné par les tenants de cette feue majorité. Finalement, vous êtes un dissident, un opposant à l’UMP et cette division ne peut que servir qu’à la gauche, vous ne croyez pas ?
JB : Ma candidature légitime, est indépendante de tout engagement partisan et je souhaite faire entendre une voix différente et non pas « dissidente ». C’est pourquoi, contrairement aux allégations mensongères et fausses relayées par certains de mes adversaires, je tiens à rappeler que n’ai jamais demandé l’investiture de l’UMP, formation dont je ne suis d’ailleurs pas membre; même si j’adhère aux valeurs qu’elle défend. Ça ne vous a pas échappé que La Majorité Présidentielle n’est pas l’apanage d’un parti, mais plurielle et diverse!
Je l’ai dit aussi très clairement, et j’en profite pour le réaffirmer ici: oui, j’ai soutenu Nicolas Sarkozy. Oui, j’inscris ma démarche dans la droite ligne de son action, je le revendique et j’en suis fier. Face aux partis, face aux calculs politiques, face aux ambitions carriéristes, face à tout ceux qui font de la politique un « métier » quand elle devrait être une charge, celle de servir les gens pour un ou deux mandats maximum. Je me présente devant les suffrages avec humilité – et avec une mentalité positive, « américaine ».
Comme vous l’avez compris ma candidature est avant tout une candidature d’action et de rassemblement, qui s’inscrit naturellement au cœur des valeurs républicaines de la droite et du centre face à la candidate du parti socialiste et des verts.
QC2012 : Si vous êtes élu, quelles seront vos deux priorités pour la première circonscription d’Amérique du Nord ? Et pourquoi celles-là ?
JB : J’ai fait de l’éducation et plus particulièrement de l’accès à l’enseignement français, la priorité de mon programme, parce que ce sujet concerne un grand nombre de concitoyens vivant en Amérique du Nord, et parce qu’au contraire de leurs parents, les enfants n’ont pas choisi l’expatriation et méritent un égal accès républicain à l’école. Je veux améliorer l’accès à l’enseignement français en Amérique du Nord, en individualisant la Prise en Charge (PEC) des frais de scolarité, en intensifiant le développement de solutions alternatives et complémentaires comme les programmes FLAM, en instaurant une priorité en faveur des enfants français en cas de surcharge des classes des établissements français.
Ma seconde priorité sera de faciliter les conditions d’expatriation et de retour en France, « l’impatriation », en créant une Agence des Français de l’Etranger, un guichet unique et numérique, et en poursuivant l’effort de simplification des démarches administratives et consulaires, notamment à distance (passeports,…).
QC2012 : Si votre candidature semble avoir le vent en poupe, il n’en reste pas moins que vous êtes décrié par vos opposants. Votre nom, votre dissidence et surtout le fait que vous êtes nouveau sur le terrain. Vous n’avez aucune expérience locale d’élu (conseiller des Français de l’Etranger), ni même de responsabilités associatives. Sur quelles bases et quels critères un électeur devrait vous faire confiance et voter pour vous ?
JB : J’ai appris à vivre avec mon nom de famille, et je demande aux gens de ne pas me juger sur mon patronyme ou ma « fraternité ». Ce n’est pas Patrick Balkany qui est candidat à cette élection, mais moi, JULIEN. Même si on est très proche et qu’on a une affection mutuelle extrêmement forte, lui c’est lui et moi c’est moi.
Certes je n’ai pas derrière moi des décennies d’experience en tant qu’élu local mais j’ai l’enthousiasme, le dynamisme, la pugnacité, la passion et surtout une volonté de fer de défendre sans relâche, l’intérêt général et de servir mes compatriotes d’Amérique du Nord. Par ailleurs, j’habite dans la circonscription, à New York, depuis plus de 8 ans, contrairement à certains candidats. Je crois fermement au renouvellement du personnel politique afin d’apporter un regard neuf sur la situation actuelle.
J’ai eu l’opportunité de réussir professionnellement aux États-Unis, où je réside depuis la fin de mes études. Je n’ai pas à en rougir car je dois cette réussite à moi-même et à personne d’autres. Ici on vous juge sur vos compétences et non sur votre nom, votre âge, votre race ou votre religion. Les seuls combats perdus d’avance sont ceux qui n’ont pas été menés!
QC2012 : Si la circonscription législative Amérique du Nord est hétérogène, force est de constater que le Québec forme un espace à part : forte concentration de Français, tissu associatif dense, milieu de vie en Français et réalité économique très diverse avec des Français qui ont des niveaux de vie parfois très bas. Comment envisageriez-vous le Québec et sa réalité bien différente si vous étiez élu député ?
JB : Le Québec est pour beaucoup un îlot francophone au milieu d’un monde anglo-saxon et une terre d’accueil très attrayante, avec des avantages particuliers auxquels je suis très attaché. Si je suis élu, je m’engage à renforcer les accords entre la France et le Québec en matière de visas, d’enseignement supérieur (réciprocité des frais de scolarité, prêts étudiants à remboursement contingent aux futurs revenus), de reconnaissance mutuelle des diplômes et des qualifications professionnelles. Un modèle à approfondir et élargir en Amérique du Nord, car je souhaite qu’un maximum de nos compatriotes puisse en bénéficier.
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4 réflexions sur “Interview de Julien Balkany, candidat aux Législatives 2012 : La confiance des électeurs ne se décrète pas par les décisions d’un parti – elle se conquiert!

  1. Jean-Michel dit :

    Merci pour cette ITW qui permet d’éclaircir certains points intéressants. Julien Balkany est visiblement un bon candidat. Dommage qu’il soit de droite…

  2. Samuel dit :

    Un candidat qui a vécu dans sa circonscription et qui connaît donc les mentalités des autres Français y vivant, c’est quand même un GROS avantage. Bon courage Julien !

  3. Rhimini dit :

    Il y rien à ajouter, c’est tout simplement le candidat dont nous avons besoin. Il est probablement le seul qui conjugue très bien dynamisme, engagement et surtout empathie, car son parcours nous ressemble.

  4. thomas dit :

    Je trouve qu’il fait preuve de bon sens et qu’il connait notre vie; Peut etre parce que LUI est un vrai français vivant à l’étranger. Pas comme d’autres

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